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par Casey Jones Labs · 5 min de lecture

Pourquoi le Concorde a été retiré du service en 2003

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Cet article a été traduit automatiquement depuis l'anglais. Lire l'original
Table des matières

Vingt-trois ans après l’atterrissage du dernier Concorde à Heathrow le 24 octobre 2003, aucun avion supersonique commercial ne l’a remplacé. Boom Supersonic poursuit les essais de prototypes. Spike, Hermeus et Aerion (qui a cessé ses activités en 2021) ont tous tenté un retour dans le domaine des avions supersoniques à un moment ou un autre. Le ciel au-delà de Mach 1 reste déserté par les compagnies aériennes commerciales.

C’est une histoire atypique dans le monde de l’aviation, où le progrès rime généralement avec vitesse et autonomie accrues. La mise hors service du Concorde a constitué un recul, et comprendre pourquoi permet de mieux appréhender le fonctionnement économique des compagnies aériennes.

La course de 27 ans

Le Concorde est entré en service commercial le 21 janvier 1976, avec les vols inauguraux simultanés d’Air France et de British Airways. Cet appareil était un projet franco-britannique conjoint, avec 20 exemplaires construits (14 de série, 6 prototypes et appareils de pré-production). Sa vitesse de croisière était de Mach 2,04 (environ 2 180 km/h), son altitude d’environ 18 300 mètres, et le trajet New York-Londres durait environ 3,5 heures au lieu de 8.

Pendant 24 ans, la compagnie a volé sans accident mortel. Puis, le 25 juillet 2000, le vol Air France 4590 a roulé sur des débris de piste provenant d’un décollage précédent, a subi une rupture de réservoir de carburant et s’est écrasé peu après son décollage de l’aéroport Paris-Charles de Gaulle. Les 109 personnes à bord et 4 personnes au sol ont péri.

La flotte fut immobilisée au sol pendant plus d’un an pour permettre des modifications. Le Concorde reprit du service commercial en novembre 2001, deux mois après les attentats du 11 septembre qui avaient fait s’effondrer la demande de vols transatlantiques en cabine premium. Les coûts de maintenance ne cessèrent d’augmenter, la petite flotte ne permettant aucune économie d’échelle. Aucune usine ne produisait plus de pièces détachées et Airbus, qui avait hérité des obligations de soutien d’Aérospatiale, souhaitait se retirer du programme.

Air France a effectué son dernier vol commercial le 31 mai 2003. British Airways a suivi le 24 octobre 2003. Cette décision d’arrêt a été motivée par un ensemble de pressions cumulatives plutôt que par une défaillance isolée : les coûts de modification après l’accident, l’effondrement de la demande après le 11 septembre, la hausse des prix du carburant et un constructeur qui ne souhaitait plus honorer des engagements pris 13 ans auparavant.

Le Concordia dans SkyChart

SkyChart inclut un avion supersonique fictif appelé Concordia, dont les années de mise en service et de retrait correspondent exactement à celles du Concorde réel (1976 et 2003). Les statistiques du jeu sont très proches de celles de l’appareil réel.

  • 100 sièges (le véritable Concorde : 92 à 128)
  • Autonomie de 7 250 km (réelle : environ 7 250 km)
  • Vitesse de croisière de 2 180 km/h (vitesse réelle : 2 179 km/h, Mach 2,04)
  • Prix catalogue de 25 millions de dollars en 1976

Ce que la simulation modélise, c’est le piège. Le Concordia est rapide, mais petit. À pleine capacité, il transporte moins de passagers qu’un Bering 707-320 de la fin des années 1950, et son prix est plus du double. Son rayon d’action couvre New York-Londres, Paris, Francfort et Madrid. Il n’effectue pas de vols transpacifiques. Sur les 122 760 liaisons entre villes du jeu, le Concordia peut en desservir environ 200 de manière rentable, et seulement si vous parvenez à le remplir avec des tarifs premium.

En 2003, la cellule est automatiquement retirée du service. Les joueurs qui avaient bâti leur réputation sur le Concordia se retrouvent avec des créneaux horaires et une réputation prestigieuse, mais sans appareil pour continuer à les exploiter à pleine vitesse. Le Bering 747-400 hérite de la cabine, mais pas de la vitesse.

Leçons stratégiques

L’utilisation optimale d’un Concordia consiste à l’exploiter comme avion phare sur deux ou trois lignes, en l’associant à des gros-porteurs subsoniques pour augmenter sa capacité. Privilégiez les destinations à fort attrait touristique, car la rentabilité des vols supersoniques dépend des voyageurs prêts à payer un prix élevé pour atterrir plus tôt. Londres, New York, Paris et Francfort répondent parfaitement à ces critères pour la période allant de la fin des années 70 aux années 90.

Achetez un Concordia au début des années 1980, une fois que les prix sur le marché secondaire auront baissé après la prime de lancement. Vendez-le ou mettez-le hors service vers la fin des années 1990 si les coûts de maintenance commencent à grever votre marge. Le conserver jusqu’en 2003 n’est un pari judicieux que si vous avez déjà converti sa valeur de prestige en créneaux horaires sur les lignes aériennes qui perdurent après le retrait de cet appareil.

Ce que le Concordia nous apprend dans SkyChart c’est la même leçon que le véritable Concorde a enseignée à l’industrie : la vitesse est un luxe de niche plutôt qu’un produit de masse, et presque toutes les liaisons qu’on peut desservir plus rapidement peuvent l’être aussi à moindre coût avec un avion plus lent. Le marché privilégiait le prix en 2003, et 23 ans plus tard, c’est toujours le cas.


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