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par Casey Jones Labs · 5 min de lecture

Histoire de l'aéroport d'Anchorage : un point de passage pour le monde entier.

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Cet article a été traduit automatiquement depuis l'anglais. Lire l'original
Table des matières

Un vol Tokyo-Chicago avec escale à Anchorage couvre 10 149 km. Sans escale, il couvre 10 138 km. L’escale représente donc 11 kilomètres. Presque tout ce qui caractérise Anchorage comme ville aéronautique découle de ce chiffre.

Une ville que le chemin de fer a laissée derrière lui

Anchorage a vu le jour vers 1915 comme camp de construction pour le chemin de fer de l’Alaska, un simple hameau de tentes sur Ship Creek, dont la raison d’être s’est évanouie une fois la voie ferrée posée. Au lancement de la campagne SkyChart en 1930, la ville compte environ 2 200 habitants, l’une des populations initiales les plus faibles au monde. Ce lieu qui allait un jour traiter plus de marchandises que la quasi-totalité des aéroports de la planète a commencé de façon infime.

Ce qui a tout changé, ce n’est pas la croissance locale, mais la forme de la planète. Anchorage se situe à 61 degrés de latitude nord, et la ligne la plus courte entre les usines d’Asie de l’Est et les villes d’Amérique du Nord passe quasiment par là. Sur une carte murale, ce trajet paraît aberrant. Sur un globe terrestre, c’est la voie la plus directe, et les chiffres le confirment : un vol Tokyo-Chicago via Anchorage ajoute onze kilomètres à un trajet de 10 138 km. Un vol Tokyo-New York via Anchorage ajoute 124 km, soit environ 1 %. Un vol Shanghai-Chicago coûte 160 km.

L’arrêt dont tout le monde avait besoin

Pendant des décennies, cette configuration était une nécessité plutôt qu’un avantage. Les premiers avions à réaction ne pouvaient traverser le Pacifique ni le pôle sans escale, et l’espace aérien soviétique était fermé à la plupart des compagnies aériennes occidentales, ce qui obligeait le trafic entre l’Asie et l’Occident à transiter par l’Alaska. Anchorage devint alors un point de ravitaillement incontournable. Son aéroport international, ouvert en 1951, a passé toute la Guerre froide comme un carrefour où Japan Airlines, Lufthansa et une multitude d’autres compagnies aériennes se relayaient pour stationner sur le même tarmac en pleine nuit.

Deux événements ont mis fin à cette situation. L’arrivée des biréacteurs long-courriers et, au début des années 1990, la réouverture de l’ancien espace aérien soviétique, qui a rectifié les routes aériennes qui le contournaient. Les escales passagers ont rapidement disparu. Seul le fret a subsisté. Un avion cargo est bien plus sensible à sa charge utile et à sa consommation de carburant qu’un avion de ligne ; ainsi, la même position orthodromique qui permettait autrefois de ravitailler les touristes sert désormais au ravitaillement des marchandises. Anchorage se targue d’être située à moins de neuf heures et demie de 90 % du monde industrialisé, et les horaires de fret reflètent cette affirmation.

Comportement d’Anchorage dans SkyChart

La base de données de 539 villes situe Anchorage avec une population de base de 2 200 habitants, une valeur économique de 60 et un attrait touristique de 50. Aucun de ces chiffres n’incite à s’y rendre en avion. La carte, en revanche, le suggère. En calculant les distances orthodromiques à partir d’Anchorage, seule une des 538 autres villes se trouve dans le rayon d’action de 1 300 km du Jäger Ju 52 que l’on pouvait acheter en 1931. Avec un rayon d’action de 2 400 km pour le Dawson DC-3 ce nombre tombe à six. Presque rien ne se trouve à proximité d’Anchorage, et la moitié de l’hémisphère nord est située de l’autre côté d’une longue distance.

Ce n’est pas un pôle d’attraction, et son niveau de visibilité est de 2, bien en deçà des 182 villes de ce niveau. Le modèle de prestige et la géographie sont ici incompatibles, et c’est la géographie qui prime.

En jouant dans une ville, vous parcourez un itinéraire.

Anchorage est un mauvais point d’ancrage pour un réseau, mais un excellent point de transit. Avec une attractivité touristique de 50 et un trafic initial de 2 200 personnes, le marché local n’impose jamais de programme de vols régulier. L’intérêt de cette solution se révèle dès lors qu’il s’agit de relier deux villes inaccessibles en une seule escale avec votre appareil actuel. Seattle se situe à 2 309 km, Chicago à 4 586 km et Tokyo à 5 563 km. Un avion incapable de relier directement Tokyo à Chicago peut souvent effectuer des liaisons Tokyo-Anchorage, puis Anchorage-Chicago, le détour étant, comme indiqué précédemment, de seulement onze kilomètres.

Le piège, c’est de s’y intéresser pour de mauvaises raisons. Considérée comme une destination à part entière, Anchorage déçoit. Utilisée comme une simple escale sur une ligne transpacifique, elle transforme un itinéraire impossible en deux possibles pour une distance presque négligeable, et son taux de croissance de 5 % fait discrètement pousser une véritable ville sous la piste pendant que vous l’utilisez.

Quiconque a joué Aerobiz a passé des heures à contempler le Pacifique, tentant de faire coïncider les chiffres. Avec 539 villes et 144 991 paires possibles, SkyChart a bien plus d’écarts à combler, et Anchorage est le pont par excellence : sans grande valeur là où elle se trouve, elle en vaut une fortune grâce à ce qu’elle relie.


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